Discours politique

Jacques Chirac, Allocution TV,Dimanche 12 juin 2005 (12/06/2005)

Mes chers compatriotes,

Florence Aubenas et Hussein Hanoun ont été libérés. Ils sont en bonne santé et Florence est actuellement dans l'avion qui la ramène vers Paris.

Au terme d'une longue et douloureuse captivité de 157 jours, partagée par tous les Français, ils vont enfin retrouver leurs familles et leurs proches. Je veux leur dire notre joie et celle de la France tout entière.

Mes premières pensées vont aux familles de Florence Aubenas et d'Hussein Hanoun qui, tout au long de cette terrible épreuve, ont montré un courage et une dignité admirables. Et je veux tout particulièrement saluer les parents de Florence, madame Jacqueline Aubenas et monsieur Benoît Aubenas. Après des mois de combat pour leur fille, je mesure le bonheur qui doit être le leur aujourd'hui.

Je salue l'engagement et l'esprit de responsabilité de l'ensemble de la presse, au premier rang desquels M. Serge JULY et l'ensemble de la rédaction du Journal Libération.

Je rends hommage à l'extraordinaire mobilisation en France et à l'étranger. Ce fut un magnifique témoignage de solidarité et d'espoir.

Au moment de cet heureux dénouement, je souhaite saluer la mobilisation constante et le travail acharné de Jean-Pierre Raffarin et de Michel Barnier.

Et j'associe particulièrement à ces remerciements l'ensemble de nos services civils et militaires qui ont travaillé inlassablement à ce succès, en France, en Irak, à l'étranger, et ceci dans des conditions difficiles et souvent dangereuses.

Mes chers compatriotes,

En ce moment de rassemblement, nos pensées vont aussi vers toutes celles et tous ceux qui sont détenus en otage à travers le monde. Je pense en particulier à Ingrid Betancourt. Et je lance un appel à leur libération, au nom des valeurs universelles de liberté, de dignité et de justice.

Aujourd'hui, en votre nom à toutes et à tous, je souhaite dire à Florence Aubenas et à Hussein Hanoun notre bonheur et celui de la Nation de les savoir libres et bientôt de retour chez eux.