Discours politique

Jean-Marie Le Pen, Discours à Toulouse (25/03/2007)

Mes chers amis,

Mes chers camarades,

Merci à vous,

Merci à vous tous d'être venu à ce grand rendez-vous de la campagne, ici même, à Toulouse, terre de tradition et de liberté, terre de travail et terre d'extrême France

Merci de porter haut, avec moi, les couleurs de notre camp, le camp de la France, à l'occasion de l'élection présidentielle et des élections législatives qui viennent, même s'il manque à cette campagne, disons-le, trois ingrédients indispensables :

D'abord, le suspense, parce que Le Pen, présent au 2ème tour en 2002, est artificiellement et scandaleusement sous-évalué dans les sondages, au profit de messieurs Bayrou et Sarkozy,

Ensuite, il manque le débat d'idées, et enfin la conviction que sa vie personnelle et le destin de la nation seront déterminés par le résultat du scrutin.

On a l'impression que le cartel des candidats établis a oublié la situation dramatique du pays, et que tous veulent d'une campagne molle, en coin, s dans une ambiance bon chic, bon genre.

Vous aurez observé, par exemple, que mes concurrents à l'élection présidentielle ne sont jamais avares de compliments à l'égard des pires échecs de la politique qu'ils ont contribué à défendre et à mettre en oeuvre.

Il y a d'abord eu le concert unanime et indécent de louanges à l'endroit du plus mauvais Président de la Vème République, Jacques Chirac, fils spirituel non de De Gaulle comme il le prétend mais de François Mitterrand.

De madame Royal à Nicolas Sarkozy, en passant par Bayrou, tout le monde a salué, avec force trémolos dans la voix, le bilan pourtant catastrophique de Chirac.

Le copinage oligarchique est toujours de mise, que l'on se dise candidat "de la force molle ", comme Bayrou, ou candidat de la " rupture tranquille ", comme Sarkozy!

Ensuite, la classe politique toute entière a fêté avant-hier les 50 ans du Traité de Rome, concélébrant les mérites éternels de ce Traité, qui aurait initié la joyeuse marche de la France vers un avenir radieux.

Les jeunes cabris de l'UMPS, de l'UDF et du PS en bondissent sur place : " L'Europe, l'Europe, l'Europe " !

Ils sont d'ailleurs tous prêts à revenir sur le vote populaire, pourtant très clair, émis contre la Constitution européenne en juin 2005, Sarkozy ayant même l'audace de dire que s'il était élu Président, il ne soumettrait pas au peuple Français le nouveau projet de Constitution européenne.

On va donc repasser le plat, en dépit de l'indigestion des convives!

Et on fera voter l'Assemblée nationale, qui représente 40% du corps électoral seulement, mais qui est un bon toutou bien docile, à l'image d'une classe politique tenue, par ses engagements secrets, ou pire encore par sa lâcheté congénitale !

Sarkozy justifie cette forfaiture en disant que le nouveau texte ne reprendra que les dispositions qui ne sont contestées par personne !

Par personne ? Et nous donc comptons nous pour des prunes ?

C'est du stalinisme pur sucre !

Un mépris sans pareil du peuple souverain !

Une servilité totale vis-à-vis de Bruxelles !

Mais au moins, les Français savent que pour dire non au nouveau texte européiste et antinational qu'on nous prépare, ils doivent impérativement dire non à Sarkozy.

Jeune député en 1957 j'avais pour ma part voté contre le Traité de Rome - et je suis probablement le dernier parlementaire vivant à avoir exprimé mon désaccord - car j'avais senti dès alors que nous mettions là le doigt dans un engrenage fatal, qui devait mener à terme aux États-Unis d'Europe, dépossédant la nation française de ses droits historiques.

J'avais vu juste, une fois de plus.

Pour ceux qui, à l'époque et depuis lors, n'ont rien vu, rien compris, rien prévu, je souligne, à nouveau, encore une fois, l'évidence suivante.

I- La France a tout à perdre à poursuivre la construction d'une Europe fédérale dont on nous vante encore aujourd'hui, au mépris des réalités les plus évidentes, les bienfaits et les mérites impérissables.

Depuis les années cinquante, vous, messieurs Sarkozy et Bayrou, vous madame Royal, héritiers solidaires de Jean Monnet, de Pleven à Schumann, de Mitterrand à Chirac, en passant par Giscard d'Estaing et Rocard, vous n'avez pas changé d'un iota.

Vos arguments sont toujours les mêmes :

" Aujourd'hui, ça va mal, et demain, avec l'Europe - fédérale, s'entend - nous aurons plus de prospérité, plus de bien être et d'abondance ".

Et oui, mesdames et messieurs, cela fait 50 ans que la rengaine du " demain, on rase gratis " fait flores, dans les discours et les interventions des hommes politiques bien sûr mais aussi dans les articles de journaux, les colloques universitaires, les livres savants émanant des intellectuels de salon et autres plumitifs de cour.

À ceux qui dès les prémisses de la construction européenne, faisait remarquer que l'abondance matérielle ne suffit pas à assurer le bonheur des hommes, on répondait avec dédain que l'heure était à la production de masse et à la société de consommation, qu'incarnaient tant les performances de l'économie américaine que les architectures détaillées de la planification soviétique.

Pour cette dernière au moins, on sait aujourd'hui ce qu'il en était, tant son effondrement économique fut retentissant.

Le modèle américain, quant à lui, est propre à un peuple jeune, issu de l'immigration et installé sur un territoire presque vierge, après que les autochtones indiens eurent été massacrés ou digérés.

Le modèle américain, était, de toute évidence, impossible à exporter, et nombreux furent ceux, derrière De Gaulle et d'autres, tirèrent ainsi, sans succès, la sonnette d'alarme.

Mais L'Histoire politique est souvent, hélas, le cimetière des différentes âneries humaines.

On voulait une Europe unie pour plus d'opulence et de bien-être, et l'on fit d'abord, en 1952, la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier.

Cinquante ans après, il n'y a plus de mines, plus de fonderie, plus de sidérurgie et quasiment plus de métallurgie en Europe. Mittal, géant à apparence indienne mais à réalité anglo-saxonne, a absorbé Arcelor, mais a la direction de Mittal-Arcelor il n'y plus de français. Les friches minières et industrielles défigurent des régions entières, tandis que se déploie le cortège funèbre des corps de métiers disparus, derrière lequel se distingue la misère d'ouvriers sans emplois, de cinquantenaires impossibles à reconvertir, de jeunes sans perspectives.

C'est çà, l'avenir radieux ?

C'est dire si, sur le terrain même de ses promesses fondamentales, les défenseurs, je devrais dire les sectateurs, de l'Europe fédérale ont menti.

Le Marché Commun, mis en place en 1958, pouvait à la rigueur être utile, s'il avait été conçu comme un espace commercial protégé.

Mais ce ne fut pas le cas, et la disparition des frontières physiques, commerciales et financières, avec l'Acte Unique en 1986 et la mise en place de la Monnaie Unique, fut proprement catastrophique pour le portefeuille de nos compatriotes.

Qu'on en juge, par ces quelques chiffres.

Tandis que le taux de croissance moyen de l'économie française était en moyenne de 3% pendant les Trente Glorieuses, il n'a atteint qu'à peine 1,7% entre 1990 et 2006, contre 2,8% pour la moyenne de l'OCDE.

Depuis 1990, la France n'a plus jamais eu de croissance supérieure à 3%, ce qui était le cas, à peu près tous les 5 ans, pendant la période précédente.

Que s'est-il donc passé, des années 80 à aujourd'hui ?

C'est simple, on a mis en oeuvre la libre circulation des personnes, des marchandises et des capitaux, sans mettre en place de barrières extérieures, en même temps qu'on s'agrippait à une stupide politique de change fixe totalement surévaluée de l'euro.

Résultat, nous avons subi non pas une libre circulation européenne, mais une libre circulation mondiale, des hommes, des produits et de l'argent.

Littéralement, la France s'est ouverte à tous les vents de la mondialisation démographique, commerciale et financière.

L'Union Européenne n'a cessé de s'élargir, mêlant des pays aux structures économiques et sociales différentes, introduisant d'abord une concurrence sauvage entre nos industriels, nos paysans et ceux de l'est européen, concurrence entre les produits et les coûts, forcément moins élevés dans les anciennes démocraties populaires, mais aussi concurrence dans l'attribution des subventions.

Cette Europe-là, elle veut s'élargir désormais au pays du bassin méditerranéen, en introduisant, à terme, la Turquie, puis peut-être le Maroc ou la Syrie, pays qui ne sont européens ni par la géographie, ni par l'histoire, ni par la religion, ni par la culture.

Si nous acceptions la Turquie dans l'Europe, il faut savoir que cela impliquerait une totale liberté de circulation de Brest à la frontière chinoise.

En effet, en droit turc, les peuples turcophones qui s'étendent dans toute l'Asie centrale jusqu'aux confins de la Chine peuvent accéder à tous les avantages de la nationalité turque. Ils bénéficieraient donc de la liberté de circulation et d'installation dans toute l'Europe.

Vous me direz que cette Europe difforme, cette Europe-monde, elle est déjà là, puisqu'elle a transformé le Vieux Continent en vaste zone de libre-échange, sans protection commerciale et donc ouverte à tous les vents de la concurrence mondiale.

Ce libre-échangisme débridé nous a coûté des pans entiers de secteurs productifs, anéantis par la forte compétitivité des pays à bas salaires.

Cette politique est l'une des causes de la chute de la productivité de l'économie française, passée de 4% par an pendant les Trente Glorieuses à 1% depuis 1990.

Il explique aussi, au travers de l'immigration de masse, l'absence de revalorisation des salaires manuels, tirés vers le bas par le travail immigré peu qualifié.

Les gouvernements français, en rajoutant le fiscalisme prédateur au libre-échangisme échevelé, ont achevé de crucifier nos entreprises et nos emplois.

En 1970 en effet, le chômage ne touchait que 630.000 personnes, soit moins de 5% de la population active. Il frappe aujourd'hui officiellement 2,7 millions de personnes, mais en réalité 5,5 millions, si l'on compte les emplois aidés et les chômeurs non pris en compte dans le chiffrage institutionnel.

Le Gouvernement magouille pour le faire passer sous la barre symbolique des 10%, alors qu'il est en réalité à 20%.

Une démonstration simple le prouve.

* Il y avait 6 millions d'emplois industriels en 1970. De fermeture d'activités en délocalisations, il en reste à peine 3 millions aujourd'hui. En 1974 d'ailleurs, l'industrie occupait 38% de la population active. En 2005, elle ne représente plus que 17%.

* Il y avait 2,7 millions d'emplois agricoles en 1970. Il en reste à peine 800.000 aujourd'hui, après plus de 35 ans de Politique Agricole Commune.

* Mais entre temps, entre 1970 et aujourd'hui, le nombre de fonctionnaires et assimilés est passé de 3 millions à 6 millions ! En France, plus d'un emploi sur 5 est un emploi public, contre 1 sur 10 en Allemagne.

La vérité est donc simple.

Dans le meilleur des cas, on a transformé les ouvriers et les paysans en fonctionnaires, dans la grande tradition de la démagogie et du clientélisme politicien à laquelle les politiciens de droite et de gauche nous ont habitués depuis plus 35 ans.

Tout cela avait un coût social considérable, mais aussi hélas, un coût financier sans précédent, provoquant une singulière cure d'amaigrissement du portefeuille des Français, qui, producteurs ou contribuables, sont toujours les payeurs ultimes des erreurs politiques de leurs chefs.

En effet, après 25 ans de libre-échangisme imposé par l'Europe, après 20 ans de rigueur monétaire imposée par l'Europe, après 10 ans de Pacte de stabilité budgétaire imposé par l'Europe, jamais la gestion des finances publiques n'a été aussi anarchique, instable et catastrophique qu'aujourd'hui.

Excédentaire en 1970, le budget de l'État n'a plus été en équilibre depuis 1980.

Le déficit officiel atteint désormais près de 48 milliards d'euros par an, soit 3% du PIB.

C'est la 4ème année de déficit supérieur à 3% du PIB en France.

Vous me direz qu'entre copains, on s'arrange. En effet, en décembre 2004, Bruxelles, consciente du risque de crise européenne majeure, a suspendu les procédures en déficit excessif lancé en 2003 contre Berlin et Paris.

L'Europe ne sert donc certainement pas de modèle de vertu en la matière : elle n'a rien empêché, elle n'a rien sanctionné !

Et ça n'est que le déficit officiel. Car le déficit réel, celui qui incorpore les débudgétisations, c'est-à-dire les dépenses non recensées dans le budget annuel, les reports de dépenses d'une année sur 2, bon système de cavalerie, et les transferts de charges aux collectivités locales, le déficit réel, disais-je, est plus proche de 5%.

Excédentaire en 1970, l'assurance-retraite est aujourd'hui déficitaire, avant de s'effondrer dans le trou béant des retraites à verser à partir de 2020.

À l'arrivée à la retraite, pourtant prévisible, des générations du Baby-Boom, les gouvernements successifs n'auront opposé que l'indécision et la lâcheté, à charge pour les derniers actifs de faire face au problème, quant il se présentera, demain...

Enfin, l'assurance-maladie, elle aussi excédentaire en 1970, affiche désormais, bon an, mal an, un déséquilibre de 8,5 à 10 milliards d'euros.

Pour payer tous ces trous chaque année, on a eu recours à la méthode la moins douloureuse à court terme, l'endettement.

Celui-ci est passé de 165 milliards de Francs en 1970 à 1200 milliards d'euros aujourd'hui, atteignant officiellement 64% du PIB, sans que l'Europe ne nous serve de guide ni de chien d'aveugle - en la matière, le chien est encore plus aveugle que son maître - puisque le seuil de 60% qu'elle nous avait imposés est pulvérisé depuis longtemps.

Je dis pulvérisé, parce qu'il s'agit là encore de l'endettement officiel, c'est-à-dire de la dette approximative de l'État, des collectivités locales et des organismes de sécurité sociale.

Mais la dette publique réelle, celle qui tient compte de la dette des entreprises publiques, des sociétés majoritairement détenues par l'État et des associations loi 1901 qu'il contrôle et finance, atteint, elle, 120 % du PIB, soit 2.500 milliards de francs.

Cette dette, il faut déjà en payer une petite partie chaque année.

Je dis " une petite partie ", parce qu'il s'agit des intérêts de la dette et pas du capital, bien plus considérable. Mais ce sont déjà des sommes énormes. Tous les ans, les intérêts de la dette sont payés par le budget de l'État, et ils atteignent 40 milliards d'euros par an.

Les intérêts de la dette, c'est le 2ème poste budgétaire de l'État ! Voilà à quoi servent nos impôts !

De 35% en 1970, les prélèvements obligatoires sont d'ailleurs passés officiellement à 45% du PIB cette année.

La France a ainsi un taux de prélèvement supérieur de 6 points à la moyenne européenne.

Et encore, je comptais avec ce chiffre de 45%, mais c'est en fait 50%, car de nombreux impôts ne sont pas décomptés dans le chiffrage gouvernemental.

Les dépenses publiques atteignent dès lors 53% du PIB, essentiellement pour payer les fonctionnaires et rembourser les intérêts de la dette, au détriment des investissements publics utiles - Défense nationale ou Équipements collectifs - qui ne représentent que 2% des dépenses publiques !

Voilà comment, en France, on sacrifie l'avenir !

On le sacrifie d'autant plus que demain, il faudra bien rembourser le capital de la dette lui-même.

Les générations futures paieront donc beaucoup plus d'impôts encore que nous-mêmes, pour payer nos dépenses à nous, nos dépenses d'aujourd'hui !

Chacun vit ainsi à crédit sur le dos de ses enfants. La belle prospérité que voilà !

Vous le voyez bien, Mesdames et messieurs, entre le chômage, l'augmentation des impôts, les hausses de prix liées au passage à l'euro, le niveau de vie de nos compatriotes a singulièrement baissé depuis 35 ans, à rebours là encore des promesses européennes.

En 10 ans, la France est passée du 4ème rang européen en terme de revenu par habitant au 12ème rang. Seules l'Espagne, le Portugal et la Grèce font moins bien qu'elle.

D'ailleurs, le niveau de vie d'un Français atteignait 75% de celui d'un américain en 1970. Il ne représente plus que 65% de celui-ci aujourd'hui.

La tiers-mondisation est en marche : il y a 35 ans, seuls 5% des moins de 25 ans vivaient sous le seuil de pauvreté, c'est-à-dire avec moins de 500 euros par mois. Ils sont aujourd'hui 20%. 1 jeune Français sur 5 !

7 millions de personnes en tout vivent avec moins de 700 euros !

Notre pays compte désormais 1,2 millions de Rmistes, tandis que la CMU compte environ 4,7 millions de bénéficiaires.

Entre temps, les vannes de l'immigration de masse ont été ouvertes, l'État n'a cessé de répandre ses générosités au bénéfice de populations issues des quatre coins du globe.

La concurrence des pays à bas salaires, en l'absence de protections commerciales, a fait le reste.

Oui, mes chers camarades, ce sont là les résultats tragiques de 40 ans de politique européenne.

Les Français, hélas, mesurent chaque jour l'avancée inexorable de leur appauvrissement.

L'Europe a échoué partout où elle avait promis beaucoup.

Elle a échoué sur le front du bien-être, de la prospérité matérielle, dont elle avait fait sa bannière et qui sera sa croix.

Elle a échoué sur le terrain diplomatique, puisque la guerre est revenue sur le vieux Continent, en ex-Yougoslavie, en Serbie, au Kosovo.

Et alors que la réalité de l'échec crève les yeux, j'entendais l'autre jour une éminente lumière du milieu intellectuel Français dire " Refuser l'Europe, c'est revenir au Moyen-âge ".

Le bonnet d'âne ne lui siérait pas si mal, tant c'est l'inverse qui est vrai !

Continuer dans une voie qui systématise l'ultra libre-échangisme, qui enracine le suicidaire euro surévalué, qui organise notre disparition agricole et industrielle et ne nous laisse d'autres choix que d'augmenter les impôts pour embaucher de nouveaux fonctionnaires, continuer dans cette voie, c'est effectivement, prendre un aller simple vers le Moyen-âge !

Le Moyen-âge, c'est le retour des grandes épidémies qui se répandent partout en l'absence des digues frontalières.

Le 16 septembre 1990, un député du Front National, Jean-Claude Martinez, révélait, à Bruxelles, l'affaire de la vache folle, dix ans avant que le Président de la République ne se préoccupe de la santé des Français en faisant interdire toutes les farines carnées. On savait. Depuis 1986, les bovins anglais mourraient, au vu et au su de tous.

Alors pourquoi Jacques Delors, président de la Commission européenne n'a rien dit ? Pourquoi les medias ont-ils tout dissimulé ?

La réponse est simple. En 1992, il fallait faire adopter le traité de Maastricht créant l'euro. Or si les Français et tous les Européens avaient su la vérité, qui aurait voté pour l'Europe des farines contaminées ? Pour faire la monnaie unique, l'Europe de Bruxelles et ses affidés ont caché la vérité.

Les millions de personnes qui ont voté oui à Maastricht ont été manipulées.

Et pas seulement par l'annonce d'un cancer très ancien de la prostate, mais par le silence sur un très nouveau prion dans la farine !

Le Moyen-âge enfin, c'est la disparition de notre art de vivre, la fin de notre viticulture, l'agonie du secteur de l'élevage, la désertification des campagnes, la réduction des services publics en milieu rural. C'était pourtant la France qui avait inventé ces derniers: dès 1470, Louis XI créa la Poste et en 1508, tandis que Louis XII scellait par ordonnance aux Trésoriers de France l'acte de naissance des Ponts et chaussées.

Dans le plus petit de nos villages, lors des inondations ou des tempêtes de neige, l'État assurait le service public.

Eh ! bien cela, l'Acte unique de 1985 l'a remis en cause. L'Europe nous a contraint de livrer nos services publics, corps de l'État français, aux intérêts financiers étrangers.

Et pour quel profit ? Quelqu'un a-t-il vu sa note de téléphone baisser chez S.F.R. ? Vivendi a-t-il fait baisser l'eau du robinet ? Le marché commun du ciel a-t-il fait baisser, depuis 1993, le prix du billet Paris-Toulouse ou l'a-t-il fait au contraire doubler ?

La classe politique ne s'en accommode pas si mal, semble-t-il.

Peut-on discuter des 20 millions de chômeurs européens de Maastricht à aujourd'hui ? Peut-on discuter des 50 millions de pauvres la même décennie durant ?

Peut-on discuter d'un modèle agricole européen qui a arraché les haies, pollué les nappes phréatiques et qui, maintenant, entasse par millions de tonnes les farines carnées dont on ne sait que faire, car les brûler emporte un risque de rejet de dioxine ?

Dans un pays en plein déclin politique, économique, financier, social et international, le principal souci des différents pouvoirs constitués est en effet de dissimuler à l'opinion l'ampleur du désastre.

Alors que chacun constate, dans sa vie quotidienne, la régression, tout est organisé pour que le citoyen pense que son cas est particulier et qu'il ne s'agit pas d'une situation générale.

Ainsi, en France, le mensonge d'État est une désormais une véritable institution, qui dispose de moyens financiers et humains : les ministères, les différentes instituts officiels de chiffrage, relayés par certains médias complaisants.

On ment en effet aussi bien sur la situation démographique, sur l'état des Finances publiques, sur l'état de la société que sur l'état de l'économie.

Le mensonge d'État est d'ailleurs relayé par le mensonge européiste: on nous promettait une monnaie unique forte, qui garantirait la stabilité des prix.

À entendre le gouvernement, l'inflation aurait été limitée à environ 2% par an depuis 5 ans, date d'entrée en vigueur de l'euro.

Mais dans les faits, les prix à la consommation ont augmenté de 5 à 30% depuis la mise en place de l'euro (1999).

Dans l'immobilier, les évaluations sont là encore archi fausses : la hausse des loyers est officiellement très légère, alors que l'immobilier flambe partout au point que les jeunes, en particulier, n'arrivent plus à se loger, ni les travailleurs à se déplacer à la demande des emplois.

À quoi sert le mensonge me direz-vous, puisque les Français le constate tous les jours en allant faire leurs courses ?

C'est qu'on espère ainsi retarder l'heure des comptes, l'heure de vérité.

Mais le gong va, inexorablement, retentir un jour ou l'autre.

II- En dépit de la pléthore de promesses supplémentaires des candidats de l'établissement, véritable bric-à-brac du Musée de la démagogie politique, les Français connaissent aujourd'hui la vérité : c'est l'Europe qui empêche toute réforme en France, parce que c'est elle qui détient les manettes du pouvoir.

C'est là " le grand secret de l'élection présidentielle ", pour reprendre le titre d'un fameux article d'un commissaire européen chiraquien, Michel Barnier, paru en 2002.

Les Français devinent que le pouvoir a quitté les palais de l'Elysée et de Matignon pour s'installer dans le quartier européen de Bruxelles.

Ils savent que nous ne décidons plus de rien par nous-mêmes, que tout se décide ailleurs, le plus souvent contre nous, contre nos intérêts, contre nos traditions et contre nos valeurs.

Nous ne décidons plus par nous-mêmes de nos lois, elles sont faites à Bruxelles.

Nous ne décidons plus par nous-mêmes de qui entre et sort de notre pays, car il n'y a plus de frontières physiques et humaines. Résultat, il est entré 10 millions d'immigrés supplémentaires dans notre pays en 30 ans, au rythme de 400.000 par an.

Nous ne décidons plus par nous-mêmes des marchandises qui entrent sur notre territoire, car il n'y a plus de frontières commerciales.

Nous ne décidons plus par nous-mêmes de notre politique économique, car nous n'avons plus de monnaie nationale, plus de marge de manoeuvre budgétaire et fiscale, plus le droit de mener une quelconque politique industrielle.

Nous n'avons plus le droit de faire, par nous-mêmes, notre droit du travail, notre droit commercial, notre droit de l'environnement.

Alors disons le tout net, clair, haut et fort :

L'Europe a été un marché de dupes, dans lequel nous avons reçu, en échange de nos sacrifices, des coups de massue sur la figure !

Les pro-européens croyaient en effet qu'on pouvait sacrifier la souveraineté fiscale, budgétaire, sociale, commerciale, policière, judiciaire, monétaire et militaire de notre pays pour créer un super État qui nous rendrait plus forts.

Comme des parents se sacrifieraient pour payer des études à leur fils, pendant que lui jetterait l'argent ainsi reçu dans la drogue !

Les Français ont donc sacrifié, pendant vingt ans, leur pouvoir de décider, leur liberté politique, leur État au profit de Bruxelles, en espérant obtenir ainsi un supplément de force, de services, d'avenir, sans s'apercevoir que nos pouvoirs, nos libertés et notre argent ainsi confiés à Bruxelles étaient immédiatement dilapidés par la Commission européenne au profit de l'Organisation Mondiale du Commerce, des États-Unis, d'un marché commun planétaire construit à coup de zones de libre échange emboîtées, dans lequel nous sommes politiquement, économiquement et socialement broyés.

Mes adversaires savent tout cela. Ils connaissent le bilan catastrophique de cette politique, puisque c'est le leur, et tous, en coeur, ils disent : il faut continuer dans cette voie, il faut plus d'Europe.

Plus d'Europe pour défaire les nations, telle est l'opinion de monsieur Bayrou, qui, au Parlement européen, a fait voter son groupe UDF contre la motion qui voulait condamner les accords entre le gouvernement socialiste espagnol et l'ETA, apportant ainsi son soutien de fait aux terroristes basques!

La motion a été rejetée à une dizaine de voix, les voix manquantes de l'UDF !

Oui, mesdames et messieurs, les nations européennes sont sur le point de découvrir la manoeuvre et la tragédie.

Comme un Bernard l'Hermite ayant perdu sa coquille, dépouillées des frontières et de l'autorité qui les protégeait et n'ayant pas obtenu en échange l'État européen qui devait le remplacer, elles se retrouvent nues dans la jungle ultra capitaliste, livrées aux tempêtes de la spéculation financière avec les conséquences que l'on sait : la régression du niveau de vie social, sanitaire, scolaire, culturel et de civilisation.

Prenons garde, si le peuple français ne se réveille pas, que nos lendemains ne chantent davantage le Requiem pour une nations défunte que le Te Deum pour nos victoires ! Nos gouvernements nous y préparent déjà psychologiquement puisque ils ont refusé de fêter la victoire d'Austerlitz pour célébrer la défaite de Trafalgar.

III- Aujourd'hui en effet, la vérité est là, devant nous, hélas bien cruelle : un peuple sans souveraineté est non seulement un peuple privé de liberté, mais un peuple menacé dans son existence.

Il faut le dire et le répéter sans cesse.

C'est la nation qui protège lorsque l'Europe met en danger.

C'est l'État-nation, et l'État-nation seul, qui peut protéger les peuples du bateau ivre de la mondialisation.

C'est l'État-Nation qui pourra imposer des règles et des contrôles, c'est lui qui dira non au dumping monétaire, social et règlementaire des pays à bas salaires, c'est lui qui dira non aux apprentis sorciers des O.G.M., à tous les projets fous de multinationales voulant s'approprier le vivant.

Une chose est sûre, en effet : c'est par le travail de tous leurs nationaux que les États-nation fabriquent leurs propres progrès, pas par le recours à des institutions internationales plus ou moins dévoyées.

Je m'engage dès maintenant, solennellement, si je suis élu, à ajouter à la Constitution française un article disposant que toute modification des Traités européens fasse l'objet d'une consultation obligatoire du peuple français par la voie du referendum.

Sur l'avenir de la France en tant que Nation libre et indépendante, on ne comprendrait pas que les électeurs français ne soient pas consultés.

Songeons aux Français qui nous ont précédés, ont souffert, se sont battus, pour nous transmettre cet héritage.

Des millions d'entre eux ont donné leurs vies - les soldats de Philippe Auguste à Bouvines, les compagnons de Jeanne d'Arc, les Gascons de Louis XIII et de Louis XIV, les soldats de l'an II, les grognards de l'Empire, les poilus de Verdun, les combattants de la France libre et de l'Armée d'Afrique, les héros de l'Algérie française - pour la Patrie éternelle.

Songeons au labeur, à la sueur et aux efforts de nos pères, de nos grands pères, de nos aïeux, de nos ancêtres, pour construire le grand pays que nous avons aujourd'hui, hélas, cessé d'être.

Pour ma part, et comme vous, mes amis, je n'accepte pas de tout passer par-dessus bord, armes, bagages, femmes et enfants.

Je n'accepte pas notre déclin.

Je ne renoncerai jamais à notre histoire, à nos racines, à nos droits, le peuple français ne renoncera jamais à tout cela !

Alors je vous le dis en vérité, il nous faut retrouver au plus vite les attributs d'une nation souveraine, indépendante, c'est-à-dire libre, et d'abord :

* Un territoire, délimité par des frontières ;

* Une armée pour défendre ces frontières ;

* Un budget national permettant les dépenses indispensables à la collectivité;

* Des lois, qui ne lui sont pas imposées de l'étranger ;

* Une justice et une police pour faire respecter ces lois et pour protéger les honnêtes gens ;

* - Un État assurant ses missions dites " régaliennes " : la défense, la police, la justice, la sécurité sanitaire et alimentaire.

Une fois élu Président de la République, j'engagerai donc, avec nos partenaires européens, une négociation globale.

J'observe en effet que toute négociation n'est pas impossible : de nombreux pays membres de l'Union européenne ne participent pas à l'espace Schengen, comme l'Irlande et la Grande Bretagne.

Le Danemark et la Grande Bretagne encore, membres de plein droit de l'Union, ont conservé leur monnaie nationale.

La Norvège, qui a refusé deux fois d'entrer dans l'Union européenne en 1972 et en 1995, n'en a guère souffert. Elle commerce avec le reste de l'Europe et a une des économies les plus prospères du continent. La Grande-Bretagne qui a conservé l'essentiel de ses attributs nationaux, est de nouveau la quatrième puissance économique, devant la France.

La France, quant à elle, n'aura pas à sortir de la monnaie unique. Ce n'est pas utile ; nous verrons bien si cette monnaie se survit à elle-même. Si ce n'était pas le cas, il faudra se préparer à faire face à toutes les éventualités.

Disons le tout net, il serait extrêmement difficile aux États restés dans l'Union européenne de prendre des sanctions contre notre pays, deuxième puissance démographique en Europe, dont le territoire, le plus vaste possède les principales voies de communication entre l'Europe du Nord et celle du Sud.

Nous ne cherchons d'ailleurs pas la rupture, mais un changement de cap.

Le Vieux Continent représente incontestablement une communauté de civilisation, assise sur un génie spécifique, tout à la fois organisateur et créatif, bâtisseur et technicien.

Les valeurs communes aux différents peuples (le christianisme, l'individu, la liberté....) fondent, c'est vrai, une même vision du monde, ainsi qu'une solidarité de sentiments et d'intérêts.

Mais cette civilisation ne peut s'exprimer qu'au travers d'une autre Europe, celle de l'association libre, celle de la coopération des peuples souverains.

Il faut en effet sortir de l'impasse, comme l'ont clairement voulu la France et les Pays-Bas, par le Non qu'elles ont répondu à Sarkozy, Royal et Bayrou, et s'atteler à la mise en place d'une Europe des Nations, allant de Brest à Vladivostok et englobant toutes les nations qui sont européennes par la géographie, l'histoire, la religion, la civilisation.

Il existe en effet une solidarité naturelle et des complémentarités évidentes entre les peuples de l'arc boréal.

Cette Europe fera contrepoids à la puissance américaine ainsi qu'aux géants émergeants : Chine, Inde.

Elle empêchera nos amis d'outre-Atlantique d'abuser de leur puissance. Elle garantira la paix par la balance des forces.

Elle permettra, au travers de l'alliance russe, de contribuer à l'indépendance alimentaire et énergétique des peuples européens, en même temps que de contenir la poussée démographique chinoise, concentrée aux abords de l'immense Sibérie, vaste zone riche et sous-peuplée.

Elle sera, enfin, l'Europe des identités, des peuples, des États indépendants.

Elle fonctionnera selon les principes de la coopération, lorsque les intérêts sont communs, c'est-à-dire en matière diplomatique, mais aussi migratoire, policière, écologique et industrielle.

À ce propos, je voudrais vous dire un mot d'Airbus.

Pour ce qu'elle a réussi, cette belle entreprise, vous le savez, ne doit rien à l'Union européenne.

En revanche, ce qu'elle a raté provient directement de la mauvaise conception fédéraliste de l'Europe.

Si l'on revient aux origines d'Airbus, on voit qu'il s'agit d'une des réalisations de la coopération européenne, et non de l'intégration communautaire.

Les coopérations ponctuelles, privées ou d'État à État en Europe sont nombreuses, on peut citer le Concorde, Ariane ou l'Eurostar.

Les difficultés de l'entreprise aujourd'hui, elles sont liées aux contraintes que les institutions communautaires lui ont fixées, ou des aides qu'elles sont incapables de lui apporter.

Il fallait d'abord montrer que l'entreprise représentait un véritable exemple de division européenne du travail, pour montrer que l'Europe est une somme de complémentarités nationales.

On a donc réparti la production des différents pays, multipliant les coûts financiers, les coûts d'organisation, les coûts de transports.

On a donné à Airbus une direction bicéphale franco-allemande complètement stérilisante, qui génère l'indécision, les choix contradictoires, les conflits diplomatiques.

Il fallait ensuite voir grand, pour montrer que l'Europe est forte, et Airbus s'est lancé, hâtivement, à l'assaut de Boeing, le géant américain qui dispose d'autres moyens politiques, industriels et diplomatiques.

Boeing est d'abord aidé par les subventions des États américains, voire protégé par la législation commerciale américaine, quand en Europe, on ne se résout à aider, ponctuellement, au coup par coup et toujours chichement l'avionneur européen, par hostilité viscérale et de principe à l'interventionnisme.

Boeing dispose également de la puissante diplomatie américaine, agissant en véritable voyageur de commerce pour apporter des marchés à l'entreprise, alors que la diplomatie européenne, addition de faiblesses et somme d'intérêts contradictoires, n'arrive à rien.

La seule chose qu'ait obtenue Chirac, c'est de vendre 150 A 380 à prix coûtant à la Chine.

À prix coûtant, donc sans bénéfices. Vendre à prix coûtant, au final, c'est vendre à perte.

Airbus a subi de surcroît la surévaluation de l'euro, organisée par la Banque Centrale européenne, qui pénalise l'entreprise face à ses concurrents sur le marché mondial.

Alors que dire, sinon qu'Airbus, qui n'était pas initialement une entreprise européiste, se meurt de la politique européiste ?

Le cas d'Airbus souligne les difficultés industrielles, monétaires et internationales qui naissent de l'approche supra-nationale.

Commençons donc par nommer un seul dirigeant, par changer de politique monétaire, par coopérer avec la Russie pour exploiter les matériaux composites qui, à partir de métaux dont seul ce pays dispose, permettront à Airbus de faire un véritable bond technologique en avant.

À ce moment-là, croyez-le bien, nous aurons déjà fait beaucoup.

Pour le reste, au plan des principes politiques fondamentaux, il est indispensable de revenir au principe de souveraineté des États pour rétablir un véritable ordre international, en abandonnant tous les instruments juridiques qui permettent aujourd'hui de s'ingérer dans les affaires intérieures des peuples.

La souveraineté est en effet une des conditions de l'égalité des États, donc une condition de l'équilibre géopolitique global, une condition d'un ordre international stable et durable.

Mesdames et messieurs, cette inflexion de notre politique européenne n'est pas du tout, vous l'avez compris, une déclaration d'hostilité aux gouvernements ou aux peuples qui participent à l'Union européenne d'aujourd'hui.

Elle sera saluée par toutes les Nations libres du monde, comme un retour à l'esprit de 1848, comme le retour aux valeurs éternelles qui ont fait la grandeur et la force de notre pays dans l'Histoire.

La France, une nouvelle fois, sera à la tête du mouvement de reconquête politique, intellectuelle et morale de l'Europe et donnera à nos voisins des raisons d'espérer et d'entreprendre, loin de l'utopie euro-fédéraliste et de ses pseudopodes socialiste et mondialiste.

C'est ce jour que nous attendons, confiant dans la lucidité et le courage du peuple français.

En effet, mes chers amis, la situation du pays exige aujourd'hui des mesures de Salut Public pour bloquer l'aggravation mortelle des processus de déclin et de désintégration de notre peuple.

Celles-ci ne pourront être décidées qu'à l'initiative d'hommes lucides, courageux et honnêtes, fermes de caractère et moralement droits, soutenus par le peuple lui-même, force souveraine de la nation.

Ces hommes et ces femmes, mes chers camarades, ils seront choisis parmi vous, qui êtes le fer de lance de la nation.

Mais rien ne peut se faire sans vous, et c'est la raison pour laquelle il vous incombe d'amplifier la diffusion de notre projet.

Alors, je vous le dis à tous du plus profond de mon coeur, n'ayez pas peur : une fois de plus la France va se retrouver, comme dans les grands moments de son histoire, de Bouvines à la Marne, de Fontenoy au chemin des Dames.

Ayez confiance dans les ressources immémoriales du peuple Français !

Les pauvres bien plus que les nantis ont besoin que la Nation soit puissante et ses frontières inviolables.

La véritable internationale c'est celle des seigneurs, elle existe depuis le fond des âges. Les manants sont aussi étroitement attachés au macadam qu'ils l'étaient jadis à la glèbe.

Ils le montreront demain.

Haut les coeurs, pour saluer enfin la déferlante amorcée en 2002 et 2005,

Haut les coeurs, pour voir enfin marcher sous le soleil les rêves de nos vies !

Haut les coeurs, et que Dieu préserve la patrie, c'est-à-dire le souffle épique qui au fond de chaque français, anime le beau sentiment de l'éternité française.

Vive le Front national !

Vive la République nationale !

Vive la France nationale !